
Pour cette exposition, le Musée-mine départemental a choisi de porter aux cimaises l’ombre et la lumière, éléments indispensables pour permettre le travail de l’artiste mais aussi pour guider les mineurs dans un monde aussi noir que celui du charbon. En effet, le mineur évolue constamment entre le fond, dans les entrailles obscures et inquiétantes de la terre, au noir, et le jour, à la lumière du soleil, pour extraire le charbon qui viendra ensuite alimenter le feu dans les foyers et usines.
Partant de ce constat, il a été demandé aux artistes de l’association Estampadura de travailler sur ce thème afin de nous faire partager leur ressenti et leur vision de la mine de charbon.
Une quarantaine de gravures, aboutissement de ce projet, sont aujourd’hui présentées au Musée-mine.
> Présentation de l’installation « Les grandes demoiselles » par Annick Picchio.
> Projection du film-documentaire « De pierres et d’hommes », réalisé sur commande du musée par trois réalisateurs-architectes d’après des images tournées au musée et dans le bassin minier en 2012, et des images d’archives. Ce film sera présenté en avant première au musée avant d’être commercialisé et diffusé.

Finesse du détail, jeux d’ombres portées, mystère et beauté du geste de la réalisation, les fragments de dentelle de pierre habillant les cathédrales gothiques ou les palais mauresques ont marqué l’histoire de l’architecture.
Aujourd’hui dynamisée par l’utilisation des nanotechnologies, de logiciels informatiques et de matériaux ultra-performants, l’architecture réintroduit sous de multiples formes des résilles évoquant le dessin de dentelles. Dépassant la banalité et le « laissé tel quel », les matières travaillées prennent le pas sur le matériau brut et redonnent de la noblesse à la question de l’ornement en architecture. Retour sur scène d’une idée de la beauté, laquelle finalement a toujours été au cœur de l’art de bâtir.
Le travail des architectes à l’échelle nationale et internationale est enrichi par des photographies sur le patrimoine local : jubé–réseau de dentelles de la cathédrale d’Albi, maquette de bâtiments administratifs, détails de l’architecture albigeoise – rambardes et garde-corps en forme de dentelle…).
Exposition réalisée par la Maison de l’architecture et de la ville de Lille.

En hommage aux femmes de mineurs du bassin houiller de St Etienne, Annick Picchio compose des sculptures textiles qui seront suspendues dans la salle des machines du Musée-mine.
Dans le cadre d’une exposition consacrée à la dentelle, il est intéressant de montrer le regard d’une artiste sur les femmes de mineurs. Si le Tarn n’a pas eu une tradition de dentellières, les femmes de mineurs de St Etienne, au contraire, réalisaient des dentelles qui servaient de complément de revenus au foyer.
Ces grandes demoiselles évoquent autant la dureté du labeur du mineur que la fragilité de leur souffle de vie. Cette installation a fait l’objet d’une commande et présentation publique au Musée de St Etienne et a reçu de nombreuses félicitations.

L’exposition « Dentelles d’architecture » et l’installation d’Annick Picchio s’inscrivent dans le projet collectif « Du tout au rien... 7 musées font dans la dentelle » décliné dans les musées départementaux (Château-musée du Cayla à Andillac, Musée départemental du Textile à Labastide-Rouairoux) et les sites associés (Abbaye-école de Sorèze, Musée du Saut du Tarn à Saint-Juéry, Musée-Centre d’art du Verre à Carmaux et Maison de la forêt départementale de Sivens à Lisles-sur-Tarn).
> Projection du film « De pierres et d’hommes ».
> Samedi à partir de 16h : concert de la soprano Veronica Antonelli « Monuments enchantés » : une redécouverte accous-tique de l’architecture du musée par un récital surprenant.
> Samedi, en soirée : Conférence d’un architecte.
> Projection du film « De pierres et d’hommes ».
> Performance de Sylvie Mielko « De l’ombre à la trace ».
Une redécouverte de l’habitat et des jardins miniers au travers des photographies de Dominique Delpoux et le regard d’une artiste-peintre, fille de mineur, Sylvie Mielko.

